| Vendredi 6 mars 2009 : Mémorable Locodice à Weetamix ! |
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| Écrit par Deepvibe |
| Mercredi, 06 Janvier 2010 19:38 |
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23h : Très belle soirée en perspective à Weeta ce vendredi 6 mars 2009, avec dans le collimateur, rien de moins que le très demandé Locodice (Desolat records) dans le cadre d’une tournée mondiale baptisée « Under 300 ». Une première interrogation apparaît alors d’emblée dans tous les esprits : pourquoi cette appellation ? Et bien voici l’explication officielle : le respectable Loco, malgré une inexorable starisation planétaire, a tout simplement décidé de renouer avec l’ambiance des soirées plus intimistes qui caractérisent la scène minimale, en ne jouant que dans des clubs dont la capacité avoisine les 300 personnes. Peut-être un petit clin d’œil en référence aux bonnes vieilles afters déjantées du DC10 à Ibiza. En fait, la capacité maximale de Weeta a été rapidement atteinte, et selon une source dont la crédibilité n’est plus à démontrer, beaucoup de « teufeurs » se sont vu refuser l’entrée à partir de 1h du matin déjà . Selon cette même source, la queue faisait pratiquement 30 mètres vers 1h et les videurs ne laissaient passer que les détenteurs d’un badge. Toutefois, j’ai moi-même pu constater pendant toute la nuit que le club était certes bien rempli, mais jamais au point de ne plus pouvoir se frayer un chemin jusqu’au bar (comme c’est le cas parfois). Revenons à notre soirée : 23h30 : arrivée dans l’un des temples mondiaux de l’électro-minimale (et je pèse mes mots). Comme d’habitude, accueil super chaleureux et entrée par petits groupes de quatre. Dépôt au vestiaire, petite mousse puis tout de suite en piste pour savourer avec délectation une intro savamment concoctée par l’excellent Lee Van Dowski, avec une minimale veloutée plutôt deep donnant un parfait avant-goût de la soirée qui nous attend. Ce sera d’ailleurs un leitmotiv pendant toute la nuit : du deep, de la finesse, du recherché, de l’intelligent, bref, une subtilité sans faille que les connaisseurs ont vraiment pu apprécier à sa juste valeur. 1h : la salle se remplit progressivement. Un ami baptisé Shaman a pris sa position habituelle près du haut-parleur gauche, juste devant le DJ. Le petit filet d’air qui nous parvient à cet endroit – et à cet endroit seulement - commence à produire ses effets bénéfiques. Car n’ayons pas peur des mots : ça commence sérieusement à chauffer. Tout le monde trépigne d’impatience ; Locodice se fait attendre…
2h : c’est parti ! La salle est pratiquement blindée, de somptueuses lignes de basses font leur apparition, enveloppant le club dans ses moindres structures. Bravo pour la sono, toujours réglée méticuleusement par notre cher Dimitri, le maître des lieux. Bon équilibre entre graves et aigus, volume raisonnable mais suffisant pour une absorption complète. Le décor est planté : Locodice commence à électriser le public, lequel répond plutôt bruyamment à chaque départ « post-séquence planante ». On navigue plutôt dans les 125 BPM, pas de quoi fouetter un chat, mais qu’est-ce que ça claque et qu’est-ce qu’on ramasse comme basses à chaque reprise ! Des rythmes syncopés à faire pleurer, de longues pauses atmosphériques pendant lesquelles on se laisse envoûter, puis ça repart de plus belle alors que personne ne s’y attendait. Il y a vraiment quelque chose de différent cette fois. Ce set porte incontestablement la marque d’un grand artiste. On est plutôt dans le registre tech-house, mais la qualité est telle que plus personne ne semble s’encombrer de délimitations stylistiques. A chaque morceau, je me demande où est-ce qu’il a été chercher ses plaques. Vu les circonstances, je réalise progressivement que je fais partie d’une poignée de privilégiés ayant pu accéder à une soirée exceptionnelle. Je ne suis d’ailleurs pas le seul à éprouver ce sentiment et je ne manque pas de féliciter Dimitri pour la somptueuse programmation de Weetamix lorsque je le croise. 5h : Locodice est toujours aux platines, impassible, exhibant sobrement quelques tatouages tribaux. La qualité musicale est toujours au rendez-vous, la salle ne désemplit pas. Après quelques discussions dont il me sera impossible d’expliquer la teneur compte tenu de la fatigue et de l’heure avancée, je retourne sur le dancefloor : ça claque, ça vrombit, ça plane, ça reprend en binaire, ça rebondit en ternaire, bref, ça part dans tous les sens mais ça revient constamment sur une implacable et savoureuse ligne techie d’une subtilité déconcertante. Je commence alors à distinguer une légère luminosité à travers les vitres du plafond cathédrale de la grande salle, annonçant péniblement l’heure du retour. Après quelques tribulations pour récupérer ma veste, je rentre me coucher, avec une foultitude de magnifiques réminiscences à l’esprit. Des souvenirs vaporeux, certes, mais témoignant sans équivoque de la pertinence d’avoir choisi LA soirée mémorable de ce début d’année 2009. Peace ! |



