|
C’est au pas de course que j’aperçois Mark"o". « On va faire ça tout de suite, j’arrive », me dit-il. C’est la les mots d’un DJ bien implanté, dont le planning est chargé et le temps est précieux. Deux Chaises, une terrasse, une bière et on est prêt pour les présentations…
Salut, pourrais-tu te présenter, pour les personnes qui ne te connaissent pas encore,… Eh, bien voila, … Mark"o" Marriotti, ça fait depuis 1983 que je suis DJ. Principalement en suisse dans les années 80. Dans les années 90, j’ai tourné un peu partout en Europe et c’est en 1996 que j’ai été Champion suisse de DJ. L’année qui a suivi j’ai travaillé au B-Club, j’ai contribué au lancement du lieu. En 2003 j’ai monté le Moa club, avec Sebastien et Carlo, j’y suis resté un an. Puis je suis parti à Ibiza, ou je m’y suis installé depuis 6 ans. J’ai mon fils qui est là -bas. Depuis cet hiver est le premier que je passe à Genève. Chaque mois, je repars 2 jours pour travailler au Pacha, et je reviens. C’est le seul club qui reste ouvert à l’année. En gros c’est mon parcours jusqu'à aujourd’hui.

Qu’est ce qui t’as amené à être DJ ? C’est une histoire assez longue, mais je vais te la résumer. Quand j’avais dans les 9 ans, il y a un de mes oncles qui a acheté une disco mobile pour mes cousins. Ils organisaient pas mal de soirées dans les salles communales. Cella m’a permis de m’entrainer pendant mes jours de congé, dans leur local. Très vite j’ai commencé à jouer avec eux dans les événements qu’ils organisaient. Quelles sont tes influences musicales actuellement ? Actuellement je suis plus Tech, House voir Minimal Deep. Ça m’arrive aussi de passer de la House, lors de grandes soirées pour certains clubs plus axés sur ce genre. C’est un peu les influences d’Ibiza. Depuis 83 on ne compte plus les soirées que t’as faites, quel est l’événement qui t’as le plus marqué ? Mon meilleur souvenir, c’est lors d’une tournée pour une boisson qui s’appelait « Liquid power ». J’étais avec les « Master at Work », « Bob sinclar » et « Armand van Helden ». Le premier jour on était à l’Arena à Genève, le lendemain on était en Belgique et on à terminé au Queen à Paris. On a passé 4 jours ensemble à tourner, à faire des ping pong entre hôtels et avions. Ça reste pour moi le meilleur souvenir. Mais j’ai aussi passé de superbes moments au Pacha. On te voir bouger pas mal, que ce soit dans l’organisation ou en tant que DJ, que nous prévois-tu ? Je me suis fixé un challenge qui est de relancer la scène Genevoise. Pour ce faire, j’organise des After Work dans divers bars. Malheureusement les Club locaux sont très axés R’n B et Hip Hop. Ça ne laisse pas beaucoup de place pour l’électro. Alors je lance un concept, un peu comme on trouve sur Ibiza, qui permet une progression musicale d’un style tranquille, pour finir avec une ambiance mouvementée ou tout le monde prend son pied. Si tu vas en club la semaine, il n’y aura personne et j’aimerais donner l’opportunité aux genevois de s’amuser en sortant du travail. Comment te vois-tu dans l’avenir, DJ, Organisateur, Producteur ? Je me vois en train de faire l’ensemble. Premièrement parce que je n’aime pas mixer trop souvent au même endroit et dans un second temps parce que j’aimerais un peu pousser les nouveaux arrivants. J’ai déjà fait mon chemin et je n’ai plus besoin de faire mes preuves ici. Je me concentre plus sur l’étranger et j’essayer de créer un Team qui m’accompagnerait l’été à Ibiza. Par la même occasion exporter les soirées SoAddict là -bas avec des DJ suisse, car il y en a des bons. Malheureusement on est un pays qui ne s’est pas trop exporté sur place, musicalement parlant, mis à part Luciano.

Parlant de SoAddict, j’ai vu sur ton site que tu avais plusieurs DJ, dont JayDee, comment est ce que tu as vécu son accueil dans ton agence de booking ? En fait je l’ai croisé par hasard. On s’est très vite rendu compte que l’on avait énormément de connaissances en commun, notamment sur Ibiza. Il cherchait un bookeur et je venais justement de monter l’agence, alors il est venu chez moi. Comme nous avons un peu le même parcours, on s’est très vite bien entendu. D’ailleurs on prévoit pour début 2010 un nouveau remix de « Plastic Dreams ». C’est un classique qui a été remixé par plusieurs producteurs, mais jamais vraiment par JayDee lui-même. J’ai fait quelques recherches, et au niveau productions et j’ai trouvé peu de choses, qu’est ce que tu prévois à ce niveau là ? Alors jusqu'à maintenant j’ai fait 12 prods depuis 1996 qui sont sortis en maxis sous divers labels, notamment DIPIU (reshape) en Italie. Mais la raison pour laquelle tu n’as peut être pas trouvé, c’est que pour certaines de mes titres, j’ai pris des noms d’emprunts. Pour le dernier en date, le nom était « SYSTEMATIC ». C’est un morceau qui a été remixé par Thomas Gold. Depuis c’était un peu le stand by. Mais il y a des choses en préparation.
Si un jour tu étais isolé de toute source musicale, quel serais le seul morceau que tu aimerais avoir sur toi ? C’est difficile à répondre comme ça, mais je crois que je me poserais sur le sable et j’écouterais Michael Jackson « Lebarian Girl ». C’est un morceau que j’adore. Sur que ça n’a rien à voir avec ce que je passe en soirée, mais c’est ce que je prendrais avec moi.
Qu’est ce que tu pense de l’avenir de l’électro en suisse ? En fait il y a beaucoup de gens qui confondent l’électro et la House de Club. La scène suisse je ne la connais pas trop car je suis rentré il y a un mois, mais il y a Luluxpo, Luciano que j’apprécie. Autrement je trouve que cella reste assez underground, ce qui est dommage. La House commerciale a trop pris le dessus. Sinon quel sera ton dernier mot, pour le magazine, pour le Site internet et pour les lecteurs ? Les gens qui me connaissent bien entendent souvent le même mot, c’est « Catzo », alors je vais dire,… « Catzo ».
|